Routes de montagne : le Département fige l'enveloppe, pas les chantiers
Le Conseil départemental de l'Isère maintient le budget routes 2027 au niveau 2026. Les élus de montagne voulaient une ligne d'urgence éboulis. Elle n'apparaît pas.
La commission permanente a examiné les chiffres lundi 24. L'enveloppe voirie reste à 94 millions d'euros. L'inflation des enrobés n'est pas compensée. Chaque kilomètre coûtera plus. On en fera moins.
Les élus d'Oisans et du Trièves ont demandé une provision « aléas de versant ». Le rapporteur a renvoyé à la solidarité de l'enveloppe générale. En clair : un éboulis au Vercors se paie en reportant une reprise de chaussée ailleurs.
Yves Champel a relu les annexes. Les opérations déjà engagées sur la Romanche et le col de Porte sont sanctuarisées. Les dossiers nouveaux passent après. Saint-Julien-en-Vercors, fermé cette semaine, n'a pas de ligne nominative.
Le président du Département défend une « trajectoire sincère ». Les maires de plateau entendent une trajectoire plate. Ils compareront, en décembre, les kilomètres réellement traités.
Une route d'étage n'est pas un poste de communication. C'est un car scolaire, une tournée d'infirmier, un fourgon de pharmacie. Le débat de lundi n'a pas prononcé ces mots. Il a prononcé « arbitrage ».
L'Adret suivra l'exécution, pas le discours de rentrée. Les arrêtés de fermeture seront notre compteur.