Commune nouvelle dans le Grésivaudan : le préfet pousse, les conseils résistent
Trois communes du Grésivaudan examinent une fusion au 1er janvier 2028. Le préfet parle d'ingénierie. Les conseils parlent de sièges, de cimetières et du nom sur les arrêtés.
La note préfectorale circule depuis juin. Elle dresse le coût des secrétariats, des marchés d'éclairage et des écoles. Elle ne tranche pas le siège de la future commune. C'est précisément ce que les élus veulent voir écrit.
À Crolles, le maire refuse de « diluer la taxe sur les entreprises dans un ensemble trop large ». À Bernin, on craint de perdre le relais postal. Au Versoud, le conseil a voté une motion : fusion possible, nom impossible s'il efface la commune-mère.
Les habitants n'ont pas été consultés par référendum. Deux réunions publiques ont réuni moins de quatre-vingts personnes à elles deux. Les questions ont porté sur l'eau, pas sur le logo.
Le Grésivaudan pèse déjà comme intercommunalité. Une commune nouvelle n'y ajoute pas de compétence. Elle change le nombre de maires autour de la table et le lieu où l'on signe un permis.
Julien Rambaud a lu les trois délibérations. Elles se recopient sur les économies « attendues ». Aucune n'annexe un tableau de postes. Le secrétaire de mairie du Versoud, lui, a demandé si son contrat serait repris. Personne n'a répondu en séance.
Le préfet recevra les trois exécutifs le 12 septembre. L'Adret y sera, car c'est là que se décide le calendrier, pas sur les affiches.