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L'Adret

Le versant habité.

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Économie

Récolte de noix : les vergers du Bas-Grésivaudan visent un volume moyen

Nicolas Berthet · 20 août 2026

Noyeraie à Moirans, alignement de noyers et herbe rase
Noyeraie à Moirans, dans l'aire de la noix de Grenoble. Photo Wikimedia Commons.

Les producteurs du Bas-Grésivaudan et de Moirans annoncent une récolte 2026 dans la moyenne, après deux années courtes. Le prix départ verger, lui, reste sous le seuil que plusieurs exploitations jugent tenable.

Nicolas Berthet a parcouru trois parcelles entre Tullins et Vinay. Les husks tiennent. Le calibre est régulier. Ce n'est pas une année de disette. Ce n'est pas une année de trésorerie facile.

Le séchage coûtera plus cher : l'énergie a augmenté, les bâtiments aussi. Une coopérative a déjà prévenu que la facture serait répercutée à la tonne.

Les cueilleurs saisonniers se font rares. On embauche plus local, plus court. Un producteur de Saint-Quentin-sur-Isère loge encore deux personnes dans un studio au-dessus du hangar. Il le dit comme un fait, pas comme une fierté.

L'AOP tient son cahier. Les contrôles commencent en septembre. L'Adret n'y verra pas un folklore. Y verra une grille, des lots, des refus possibles.

À Grenoble, les étals parleront de « récolte généreuse ». Les vergers, eux, parlent de marge. Les deux phrases peuvent coexister. Une seule décrit le compte.

La première ramasse mécanique est prévue la troisième semaine de septembre, si le vent reste sage.